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Ces mots qui
définissent la CFTC
n
Syndicalisme d’inspiration sociale chrétienne
L’article 1er
des statuts confédéraux précise que la CFTC « se
réclame et s’inspire, dans son action, des principes de
la morale sociale chrétienne.»
Ces principes d’action
sont : le respect de la dignité humaine, le service du
bien commun et la subsidiarité.
Ils s’accompagnent, de
l’esprit de fraternité.
Ces repères n’imposent
pas de pratique ou de convictions religieuses.
S’inspirer signifie :
« tirer des idées de quelque chose ou de quelqu’un ».L’inspiration
sociale chrétienne ne met donc pas en cause la
responsabilité des choix des instances CFTC et les
convictions personnelles des adhérents.
Dignité humaine
Cette dignité doit être
respectée pour chaque personne sans exception.
Elle est sacrée. Elle
ne relève pas de l’âge, de l’intelligence, de la
fortune, du physique ou de la sensibilité…
Toute option, tout acte
tendant à réduire la personne à ses qualités ou à ses
défauts, à ses performances, à une valeur marchande, à
un produit de consommation jetable est une atteinte
profonde à la dignité humaine.
La dignité humaine est
celle de la personne et non de l’individu. L’individu se
réduit à un pion de valeur relative selon ses qualités
ou défaut ou à un être fermé sur lui même. La personne a
une dignité absolue et est appelée à s’épanouir en
particulier par l’ouverture aux autres.
Service du Bien commun
C’est la recherche du
juste équilibre entre d’une part les intérêts
particuliers légitimes de chaque personne et de chaque
groupe et d’autre part l’intérêt de la communauté (
humanité, nation, entreprise…) dans un souci de
solidarité.
Il s’agit de mettre en
œuvre des moyens politiques, culturels et sociaux visant
à faciliter le libre épanouissement de chaque personne
dans le respect des autres et l’égalité des chances.
Est à l’opposé de
l’égoïsme, de l’individualisme, du corporatisme, ou du
communautarisme.
Subsidiarité
Vise à donner leur
pleine liberté d’action aux personnes et aux communautés
de base ou corps intermédiaires (famille, entreprise,
associations, collectivités territoriales…)
Permet que les
décisions soient prises au plus près des personnes ou
des groupes concernés (démocratie participative,
décentralisation, délégation de pouvoir…) tout en
admettant que les nécessaires solidarités peuvent
impliquer des abandons de souveraineté (Europe)
Fraternité
L’esprit de fraternité
impose le souci de la justice avec la priorité à donner
aux plus faibles et aux plus démunis. Il s’exprime
également par la préoccupation de construire la paix
sociale.
n
Valeurs
L’esprit de fraternité
et les principes auxquels la CFTC s’inspire pour son
action éclairent la mise en œuvre de valeurs
fondamentales pour la vie en société et la construction
d’un monde plus juste et plus humain.
Ces valeurs sont : la
solidarité, la liberté, la responsabilité, la justice
sociale, la participation démocratique, la durabilité
(ou exigence d’un développement durable).
n
La Vie à défendre
C’est la signature de la
CFTC.
C’est une manière de
dire les valeurs et les engagements de la CFTC tels
que :
-
Vivre dans
un monde plus juste et plus fraternel.
-
Favoriser
l’épanouissement de chaque personne.
-
Le souci
de notre environnement et de l’avenir des futures
générations.
-
Le refus d’une conception purement
matérialiste de la vie économique et sociale et de tout
système qui conduit à la domination de l’argent sur tous
les domaines de la vie.
n
Confédération
Union des syndicats affiliés, c’est à dire acceptant les
statuts confédéraux.
La confédération CFTC s’est organisée géographiquement (
Unions locales, départementales et régionales) et
professionnellement (fédérations).
Elle fait partie des 5 confédérations syndicales
reconnues représentatives au niveau national.
n
Statuts
Texte définissant la
raison d’être, les buts et le fonctionnement de
l’organisation.
L’article 1er
des statuts confédéraux est un élément essentiel de
l’identité de la CFTC. Il doit être repris par les
statuts de toutes les structures CFTC. Il n’est pas
modifiable, car sa modification mettrait en cause
l'existence même de la CFTC (référence: arrêt Cour de
cassation du 9 mai 1968 relatif au contentieux avec la
CFDT).
n
Syndicalisme inter catégoriel et interprofessionnel
C’est le choix de la
CFTC de réunir les salariés quels que soient leur
profession, leur métier, ou leur catégorie qu’ils soient
en activité ou au chômage.
Ce choix correspond à sa
volonté d’agir pour davantage de compréhension,
d’entraide, et de solidarité entre les personnes. Il
favorise la conscience de la nécessaire unité du monde
du travail, dans la diversité des attentes
professionnelles.
Exemple d’un
syndicalisme interprofessionnel mais catégoriel: la CFE
– CGC.
n
Syndicalisme de construction sociale
(Plutôt
que syndicalisme réformiste).
Jusque vers les années
1990, le paysage syndical était souvent décrit comme
composé, d'une part d'organisations révolutionnaires (la
CGT et jusqu'à son recentrage la CFDT- puis SUD) et
d'autre part de syndicats réformistes (CFTC, CGT-FO, CFE-CGC).
Le qualificatif de
réformiste s'opposait à celui de révolutionnaire pour
désigner la recherche d'une transformation progressive
de la société par la négociation et la conclusion
d'accords collectifs par opposition à une stratégie du
conflit visant à obtenir des ruptures brutales dans les
équilibres de la société.
Depuis une vingtaine
d’années, avec la réduction sensible du pouvoir de
séduction des idéaux révolutionnaires, le syndicalisme
français a été amené à s'engager davantage dans la
démarche réformiste à l'exemple des autres syndicalismes
européens.
Or les économies
libérales présentent désormais des signes inquiétants
pour la liberté et la dignité des travailleurs et
l'appel à la réforme signifie le plus souvent la remise
en cause sévère et durable du progrès social. En effet,
les employeurs peuvent être tentés d’utiliser la
négociation pour remettre gravement en cause les grands
acquis collectifs.
C'est pourquoi la CFTC,
sans modifier son comportement, préfère qualifier sa
démarche d'action « constructive ».
n
Indépendant
« Bornant strictement
son action à la défense et à la représentation des
intérêts généraux du travail, la confédération assume la
pleine responsabilité de cette action qu’elle détermine
indépendamment de tout groupement extérieur, politique
ou religieux »
(Art. 1er
des statuts confédéraux)
Pour autant,
indépendance n’est pas repli sur soi et isolement. Il
faut savoir « être soi même et coopérer »
La CFTC n'est pas
apolitique; elle est indépendante des partis politiques.
n
Ouvert et rassembleur
« Etre soi même et coopérer »
Dans l'intérêt des
travailleurs - sous réserve que le but et les méthodes
soient nettement déterminés et conformes à ses principes
et à son identité - la CFTC s'est toujours déclarée
disponible à l'organisation d'actions ou mêmes de
structures communes avec d'autres organisations en vue
d'augmenter les chances d'atteindre des objectifs
essentiels (ex : Comité intersyndical de l'épargne
salariale créé en 2002)
Cela concerne l'action
commune avec d'autres organisations syndicales mais
aussi la coopération avec d'autres mouvements sociaux
dont nous partageons les objectifs dans le cadre de
démarches d'action sociale et humanitaire.
Privilégier le travail d’équipe
L'esprit d'ouverture et
de rassemblement doit aussi inspirer le fonctionnement
interne de nos structures.
Le travail d'équipe doit
être privilégié.
Faire participer,
rassembler le plus grand nombre, dans la diversité des
personnalités et des origines, des compétences...est
gage de réussite. Cela favorise non seulement le partage
du travail, mais également l'appropriation des projets
et l'épanouissement des personnes.
Manière d'agir CFTC :
jouer collectif, oser la confiance, faire le choix de
l'écoute des autres et du dialogue.
n
Soucieux de vérité
La diffusion de mots
d'ordre jusqu'au-boutistes ou démagogiques et
d'informations tronquées ou dénaturées, même pour
d'apparentes bonnes raisons comme le succès d'une
mobilisation, est un mauvais service rendu aux
travailleurs.
La vraie force de
conviction et le vrai courage consistent à adopter des
comportements vrais et à développer des messages
soucieux de vérité. C'est non seulement une exigence
morale mais aussi une garantie d'efficacité car la
vérité est au final rassembleuse et source de liberté.
n
Concertation
Il s’agit d’un échange
de point de vue entre personnes ou groupes en vue
d’aboutir si possible à ce que l’orientation ou la
décision à prendre tienne compte des points de vue
respectifs.
La concertation se
distingue clairement de la négociation et relève
davantage de la consultation car elle n’engage pas les
décideurs.
n
Négociation
Doit (par l’écoute,
l’échange, le dialogue, la reformulation) conduire
chaque partie à comprendre ce que veut l’autre, à
mesurer les éléments acceptables et à rendre un
rapprochement possible.
Elle vise donc à
rechercher, avec le souci du bien commun, un accord
durable sur des positions acceptées par des parties
ayant au départ des points de vue différents voire
divergents.
Devrait être la forme
normale des relations professionnelles.
Toutefois il ne s’agit
pas de négocier pour négocier. D’une part, tout n’est
pas négociable (en particulier tout ce qui va à
l’encontre de la dignité humaine) et d’autre part la
négociation doit respecter les dispositions de niveau
supérieur (accords de branche ou interprofessionnels,
code du travail, lois, conventions internationales)
Nécessite que les
négociateurs CFTC rendent compte régulièrement à leurs
mandants, et se retournent vers eux avant de donner leur
accord.
n
Médiation
La médiation permet à un
intermédiaire, choisi par les négociateurs, de faciliter
la reprise du dialogue, et éventuellement de relancer la
négociation et de rapprocher les points de vue.
Le médiateur n’est pas
un décideur, un juge ou un arbitre mais un
« facilitateur » du dialogue social.
n
Grève
La grève doit être menée
avec la plus ferme détermination, lorsque tous les
autres moyens du dialogue social ont échoué, et après
avoir mesuré si l’action de grève et ses conséquences
sont proportionnées aux objectifs revendicatifs.
Le droit de grève a pour
limite la liberté du travail.
Les violences d’où
qu’elles viennent ne peuvent être justifiées.
Il faut savoir terminer
une grève.
n
Partenaires sociaux
Une bonne orientation
de l’activité économique et sociale nécessite que les
différents acteurs (chefs d’entreprise, pouvoirs
publics, syndicats) privilégient une attitude de
respect mutuel, d’écoute et de dialogue.
Pour la CFTC,
l’expression « partenaires sociaux » exprime la
conviction qu’au delà des divergences, des antagonismes
et même des conflits, il y a non seulement place à la
considération, mais aussi place à la prise en compte du
bien commun.
n
Paritarisme
Système de gestion par
un nombre égal de représentants des travailleurs et des
entreprises, en général désignés par leurs syndicats.
Les organismes paritaires sont en général nés de la
négociation entre partenaires sociaux souhaitant éviter
de confier la vie sociale aux seules décisions de l’Etat
(UNEDIC, ARRCO – AGIRC, FONGEFOR…)
Les conseils de
prud’hommes sont un bel exemple du paritarisme dans sa
recherche du dialogue et de la conciliation.
n
Entreprise participative
Pour la CFTC, la
mission de l’entreprise ne se limite pas à répondre aux
attentes du capital et de la propriété. L’entreprise
doit tenir compte de ses responsabilités sociales et
environnementales. Elle doit être une véritable
communauté de personnes attachées à un but commun. Elle
doit pour cela reconnaître le travail à sa juste valeur
et développer la participation des salariés ( droit
d’expression sur les orientations et les choix de
l'entreprise, intéressement aux résultats et
participation au partage des bénéfices financiers)
n
Famille
La CFTC agit dans
l'intérêt familles, au sein de l’entreprise comme au
niveau des territoires et dans le cadre du paritarisme
(protection sociale, logement…) comme auprès des
pouvoirs publics.
Il s’agit, au travail,
de faire prendre en compte toutes les dimensions de la
personne (salarié, parent, acteur associatif…)
permettant ainsi une réelle conciliation des différents
temps de vie et la reconnaissance des tâches d’utilité
collective.
Les entreprises ont des
responsabilités – y compris financières - en matière de
politique familiale. La CFTC préconise que les questions
familiales soient intégrées dans la négociation
d’entreprise et de branche notamment en ce qui concerne
l’organisation du travail, la mobilité, les plans
sociaux.
n
Economie au service de l’homme
La prospérité
économique doit alimenter une prospérité sociale durable
et répondre aux réels besoins des personnes. Elle doit
assurer la solidarité nécessaire vis-à-vis des
personnes, des groupes, et des générations, et favoriser
le progrès humain.
Elle ne doit pas avoir
le profit comme premier objectif.
n
Humaniser la mondialisation
La mondialisation des
échanges est un fait, n’est pas nouvelle mais s’est
considérablement accélérée. Il est indispensable de
construire de nouvelles régulations et de lutter contre
la corruption pour permettre un développement économique
durable bénéficiant à tous, soucieux d’une bonne gestion
des ressources et respectueux de l’environnement.
Le renforcement des
solidarités syndicales internationales est une condition
essentielle de l’action ainsi que le soutien aux
investissements socialement responsables.
Une Europe dynamique et sociale a un rôle essentiel à
mener dans cette évolution.
n
Statut du travailleur
Le monde du travail a
beaucoup changé. Le statut du travailleur proposé par la
CFTC vise à répondre à ces évolutions par la continuité
des droits sociaux (rémunération, formation, protection
sociale…), le développement du temps choisi (vie
professionnelle, familiale, associative, culturelle…),
et une association étroite des salariés à la vie de
l’entreprise.
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